Marie selon la Bible ou selon la tradition catholique?
La vérité sur le culte rendu à Marie dans le
Catholicisme
Voici ce que déclare le Catéchisme de l'Eglise
catholique romaine: "En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous
reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la Mère de la miséricorde, à
la Toute Sainte" (voir note 1).
Par cette louange sublime, le Catéchisme de l'Eglise
catholique exalte et vénère Marie. Tout au long de l'année, le cycle liturgique
catholique est rempli de fêtes en son honneur (voir la liste des fêtes mariales en note
2). Le Pape Jean-Paul II s'était personnellement consacré à Marie et lui avait voué
son pontificat. Il avait pris comme devise personnelle: "Totus Tuus",
c'est-à-dire "Totus Tuus Maria" (Je t'appartiens tout entier, Marie). Le 8
octobre 2000, devant une image de la Vierge de Fatima, le Pape Jean-Paul II avait
consacré le monde entier et le nouveau millenium à "Marie la Toute Sainte"
(voir note 3). Elle tient une place éminente dans tous les enseignements de Jean-Paul II,
et elle est au cur de la vie de millions de Catholiques.
Le monde entier semble captivé, fasciné par les
apparitions mariales. Tout d'abord il avait paru déconcerté, mais apparemment, il
succombe à présent au charme hypnotique de Marie. On retrouve souvent Marie sur la page
de couverture de magazines comme "Life", "Time", ou
"Newsweek". De plus en plus, on la présente comme un facteur d'unité entre
l'Eglise catholique romaine et les Musulmans. Une personnalité bien connue, l'Archevêque
Fulton Sheen, a fait la déclaration suivante:
"Nous croyons fermement que la crainte exprimée
par certains au sujet des Musulmans s'avérera sans fondement, et que ce sera, au
contraire, la religion musulmane qui passera au christianisme, d'une manière qui
surprendra certains de nos missionnaires. Nous croyons que cela ne découlera pas
directement d'une proclamation des doctrines chrétiennes, mais du fait que les Musulmans
seront amenés à vénérer la Mère de Dieu" (voir note 4).
Le véritable corps de Christ doit comprendre toute la
gravité de cet cuménisme catholico-islamique dont le Pape se fait le promoteur.
Les apparitions mariales joueront un rôle important dans ce mouvement d'unification.
De plus, ces apparitions se multiplient à l'heure
actuelle, comme le faisait remarquer récemment le Cardinal Ratzinger (qui est aujourd'hui
le Pape Benoît XVI).
En 1984 le Cardinal Joseph Ratzinger, qui dirige dans
l'Eglise catholique la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, déclara que "l'un
des signes de notre temps est la multiplication des apparitions mariales dans le monde
entier..." Il commentait par là les nombreux récits d'apparitions de la
Bienheureuse Vierge Marie à des personnes vivant dans bien des nations, des cultures, et
des systèmes politiques différents" (voir note 5).
Sur un autre site Internet typiquement catholique, on
lit la déclaration suivante: "Au cours des cent cinquante dernières années, on a
recueilli de nombreux récits d'apparitions de la Bienheureuse Vierge Marie. Jésus
Lui-même, dit-on, se serait entretenu avec certains des visionnaires. Certaines
apparitions ont reçu l'approbation officielle de l'Eglise Catholique romaine". (Voir
note 6).
Toute la série des apparitions qui ont eu lieu à
Medjugorie en Bosnie-Herzégovine constitue un exemple typique:
"Depuis le début des apparitions en 1981, des
millions de personnes appartenant aux religions du monde entier sont venues à Medjugorie
et sont reparties spirituellement fortifiées, renouvelées. D'innombrables incroyants
ainsi que des handicapés physiques ou mentaux se sont convertis et ont été guéris...
Notre Dame continue de communiquer des messages à six jeunes gens du village de
Medjugorie: Ivan, Jakov, Marija, Mirjana, Vicka, et Ivanka. Ces six jeunes gens (qu'on
appelle 'les visionnaires') voient apparaître la Bienheureuse Vierge Marie depuis le 24
juin 1981. Outre ces messages, Notre Dame doit confier à chacun des six jeunes
visionnaires dix 'secrets' au total, leur dévoilant des événements qui surviendront
prochainement dans le monde... Les visionnaires n'ont révélé qu'un de ces secrets.
Notre Dame s'est engagée à laisser un signe surnaturel, visible et indestructible, sur
la montagne où elle est apparue pour la première fois... Le jour où les six
visionnaires auront tous reçu les dix "secrets", Notre Dame cessera de leur
apparaître quotidiennement.
A l'heure actuelle, Marija, Vicka, et Ivan ont reçu
neuf secrets, et Notre Dame continue de leur apparaître chaque jour, où qu'ils se
trouvent, à 17h.40 quand c'est l'heure d'hiver à Medjugorie, et à 18h.40 le reste de
l'année. Mirjana, Jakov, et Ivanka ont reçu les dix secrets, et Notre Dame leur
apparaît maintenant une fois par an. Elle continuera de le faire aussi longtemps qu'ils
vivront" (voir note 7).
L'adulation dont fait l'objet la Marie catholique a
pris des proportions telles qu'il nous faut examiner l'enseignement catholique officiel,
pour comprendre pourquoi ces manifestations spectaculaires du culte marial ont cours dans
l'Eglise catholique.
Le catholicisme met en parallèle Marie, Jésus-Christ
et le Saint-Esprit
Quoique la Parole de Vérité affirme: "Je ne
donnerai pas ma gloire à un autre" (Esaïe 42:8 et 48:11), l'Eglise romaine établit
un parallèle entre Marie et Jésus, et même entre Marie et le Saint-Esprit. La doctrine
catholique applique constamment à Marie des attributs et des fonctions qui
n'appartiennent qu'au Seigneur Jésus-Christ. Les six points suivants montrent comment les
dogmes concernant Marie attribuent à celle-ci un rôle semblable à celui du Seigneur
Jésus Lui-même, ou bien à celui du Saint-Esprit.
Le catholicisme tente d'attribuer à Marie l'absence
totale de péché qui est l'apanage exclusif de Jésus-Christ. D'après le
"Catéchisme de l'Eglise catholique", Marie a été exempte de tout péché dès
sa conception:
"Au long des siècles l'Eglise a pris conscience
que Marie, "comblée de grâce" par Dieu, avait été rachetée dès sa
conception. C'est ce que confesse le dogme de l'Immaculée Conception, proclamé en 1854
par le Pape Pie IX:
"La Bienheureuse Vierge Marie a été, au premier
instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant,
en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute
souillure du péché originel" (Catéchisme, § 491).
"... Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure
de tout péché personnel tout au long de sa vie" (Catéchisme, § 493).
L'idée même de "l'Immaculée Conception" de
Marie est entièrement contraire à la Bible. Ce titre, qui a cours dans le système
romain, ne concerne en rien la naissance virginale de Jésus: il s'applique à la
conception de Marie elle-même dans le sein de sa propre mère. En proclamant le dogme de
"l'Immaculée Conception", l'Eglise catholique affirme que Dieu et Jésus-Christ
ont entièrement préservé Marie du péché originel et du péché personnel.
Mais la vérité biblique, c'est que "tous ont
péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3:23). Cette vérité
s'applique à Marie comme à tous les autres chrétiens. Les Ecritures témoignent, en Luc
2:22-24, de ce que Marie était une pécheresse sauvée: "Et quand les jours de leur
purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent
[Jésus] à Jérusalem,... et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes
pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur." Marie s'est conformée à
la loi du Seigneur, en offrant "l'un pour l'holocauste, l'autre pour le sacrifice
d'expiation" (Lévitique 12:8). L'exemple de Marie nous apprend à remercier Dieu
pour sa miséricorde envers nous, et aussi à reconnaître que nous sommes des pécheurs
sauvés par pure grâce. Dans son cantique de louange bien connu, Marie montre qu'elle
avait conscience d'être pécheresse devant Dieu: "Mon âme exalte le Seigneur, et
mon esprit se réjouit en Dieu mon Sauveur..." (Luc 1:46-47). Dieu est appelé
"Sauveur" parce qu'il sauve son peuple du péché. Même la mère du Seigneur
avait besoin de son Sauveur, et elle le reconnaît franchement.
Le mythe catholique de la "virginité
perpétuelle" de Marie
Le dogme proclamant la virginité perpétuelle de Marie
fait partie du mythe selon lequel, d'après l'Eglise catholique, Marie serait sans
péché. Il représente une avancée de plus dans le processus doctrinal qui intronise
Marie à la place du Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ. D'après cette doctrine, Marie
était vierge non seulement avant la naissance de Christ, mais encore pendant et après
cette naissance.
L'enseignement officiel de Rome est le suivant:
"L'approfondissement de la foi en la maternité
virginale a conduit l'Eglise à confesser la virginité réelle et perpétuelle de Marie
même dans l'enfantement du Fils de Dieu fait homme. En effet la naissance de Christ n'a
pas diminué, mais consacré l'intégrité virginale de sa mère. La liturgie de l'Eglise
célèbre Marie comme la 'Aeiparthenos' (toujours vierge)" (Catéchisme, § 499).
La doctrine de la virginité de Marie avant la
naissance de Jésus est conforme à ce que déclare la Parole de Dieu; elle constitue un
élément très important de la foi biblique. Mais la Bible n'enseigne pas la
"virginité perpétuelle" de Marie: elle affirme même le contraire. Elle
déclare que le mariage doit être "honoré de tous" (Hébreux 13:4). Elle dit
aussi: "Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte par la
vertu du Saint-Esprit, avant qu'ils aient habité ensemble" (Matthieu 1:18).
L'expression "habiter ensemble" implique l'intimité sexuelle. Ce passage laisse
clairement entendre que postérieurement à la naissance de Jésus, Joseph
"connut" Marie: "Joseph... ne la connut point jusqu'à ce qu'elle ait
enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus" (Matthieu 1:24-25). Cette
expression montre bien qu'après avoir épousé Joseph, Marie resta vierge jusqu'à la
naissance de Jésus-Christ. Jusque là, Joseph "ne la connut point". Les mots
"jusqu'à" et "premier-né" ne donnent guère de précisions sur les
événements ultérieurs. Ils permettent néanmoins de conclure que par la suite, Joseph
et Marie eurent une vie conjugale normale (à moins qu'on ait décidé de défendre à
tout prix la tradition de la virginité perpétuelle de Marie. Le Saint-Esprit, qui a
inspiré Matthieu, ne va pas dans ce sens).
Marie aurait-elle fait vu de virginité?
Thomas d'Aquin, une des plus grands autorités de
l'Eglise Catholique romaine, pose la question suivante: "La Mère de Dieu a-t-elle
fait vu de virginité?" Il répond: "La Mère du Christ n'a fait ce
vu qu'après avoir épousé Joseph. Après leur mariage, d'un commun accord, elle et
son époux ont fait vu de virginité" (Voir note 8).
Aujourd'hui encore, cette tradition est perpétuée par
certains apologètes catholiques qui tentent désespérément de justifier l'enseignement
catholique officiel sur Marie. Ils soutiennent qu'en raison de ce vu de virginité
perpétuelle, Marie n'a pas eu d'autres enfants. Cette doctrine est absurde: si Joseph et
Marie étaient demeurés célibataires à vie, ils se seraient opposés au plan divin. Le
mariage selon le plan de Dieu fait de l'homme et de la femme "une seule chair".
"N'avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l'homme et la femme, et
les deux deviendront une seule chair?" dit Jésus en Matthieu 19:4-5. Une fois
l'union physique consommée au début de la vie conjugale, chacun des époux a le devoir
de ne pas priver l'autre de ce qui est légitime sur le plan sexuel. Dieu a institué ce
moyen par lequel le corps est à la fois honoré et gardé dans la sainteté. Toute
abstinence doit procéder d'un commun accord, mais être temporaire. En effet, voici ce
que déclare la Parole de Dieu: "Ne vous privez pas l'un de l'autre, si ce n'est d'un
commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière; puis retournez ensemble, de
peur que Satan ne vous tente en raison de votre manque de maîtrise" (1 Corinthiens
7:5).
Si Joseph avait été d'accord pour conserver la
virginité dans le mariage, il aurait péché contre un ordre explicite qu'il a reçu du
Seigneur: "Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta
femme..." (Matthieu 1:20). La Parole de Dieu rapporte que Joseph a fait exactement ce
que le Saint-Esprit lui commandait, et elle donne ce témoignage: "Il ne la connut
point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté son fils premier-né..." (Matthieu 1:25). A
Joseph, comme à tous les autres maris, le Seigneur donne un commandement clair et
précis: "Que ta source soit bénie, et fais ta joie de la femme de ta jeunesse,
biche des amours, gazelle pleine de grâce; sois en tous temps enivré de ses charmes,
sans cesse épris de son amour" (Proverbes 5:18-19). Si Marie et Joseph avaient fait
vu de virginité tout en étant mariés, ils auraient péché contre Dieu en
s'opposant à Ses commandements.
Marie a eu une authentique vie conjugale, et Jésus a
eu des frères et des surs
Cette "virginité perpétuelle" que l'Eglise
catholique attribue à Marie est donc contraire à la Bible. Plusieurs passages font
mention des frères et des surs du Christ Jésus. En Marc 6:3, par exemple, nous
lisons: "N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de
Joses, de Jude et de Simon? Et ses surs ne sont-elles pas ici parmi nous?" De
même, dans l'Evangile de Matthieu, on a: "N'est-ce pas le fils du charpentier?
N'est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude ne sont-ils pas ses
frères? Et ses surs ne sont-elles pas toutes parmi nous?" (Matthieu 13:55-56).
Certains soutiennent qu'il ne peut s'agir là que de cousins, mais ces passages et
plusieurs autres montrent que Jésus avait des frères et des surs. Le Saint-Esprit,
auteur de toute la Bible, s'est exprimé ici en grec. Cette langue différencie nettement
"adelphos" et "anepsios". "Delphus" signifiant
"matrice", "adelphos" veut dire littéralement "frère issu de la
même matrice". "Anepsios" signifie "cousin", "neveu",
ou "fils d'une sur". Quand Paul, inspiré par le Saint-Esprit, appelle
Jacques "le frère du Seigneur" en Galates 3:16, il emploie le mot
"adelphos" (frère), et non "anepsios" (cousin). Dans l'Evangile de
Marc, le Saint-Esprit, toujours aussi précis, dit:"N'est-ce pas le charpentier, le
frère [adelphos] de Jacques
?" (Marc 6:3).
Parfois, dans le Nouveau Testament, le mot
"adelphos" désigne la relation fraternelle entre disciples au sein de la
communauté chrétienne. Mais dans ces passages de Marc et de Matthieu, il serait absurde
de prendre ce mot adelphos autrement qu'au sens propre. Le contexte désigne clairement
des frères. Il ne peut pas s'agir de "cousins": si c'était le cas, on aurait
le terme "anepsioi". Le Saint-Esprit fait donc clairement ressortir que le
Christ Jésus avait des frères et des surs. De plus, l'Evangile de Jean distingue
ses frères, ses surs, et ses disciples: "[Jésus] descendit à Capernaüm,
avec sa mère, ses frères, et ses disciples
" (Jean 2:12).
L'Eglise catholique romaine a fait une autre tentative
apparemment désespérée pour sauvegarder la tradition de la virginité perpétuelle de
Marie, en supposant que lorsque l'Ecriture parle des frères et des surs de Jésus,
il s'agirait des enfants d'une autre Marie:
"A cela on objecte parfois que l'Ecriture
mentionne des frères et des surs de Jésus. L'Eglise (catholique romaine) a
toujours compris ces passages comme ne désignant pas d'autres enfants de la Vierge Marie:
en effet Jacques et Joseph, 'frères de Jésus" (Mt. 13, 55), sont les fils d'une
Marie disciple du Christ qui est désignée de manière significative comme "l'autre
Marie" (Mt. 28, 1). Il s'agit de proches parents de Jésus, selon une expression
connue de l'Ancien Testament." (Catéchisme, § 500).
Une autre Marie? Pourquoi tordre ainsi les Ecritures?
Ce paragraphe du Catéchisme annule le verset de Matthieu qui parle de la mère biologique
de Jésus, et qui donne les noms de ses frères biologiques. Voilà où on en arrive à
force de vouloir propager une image faisant de Marie une créature quasi-divine, qui ne
saurait s'abaisser à avoir une relation conjugale normale avec son mari Joseph. Cette
image-là est un modèle indispensable pour les religieuses et les prêtres, voués au
célibat. Cette tradition romaine d'une fausse Marie, vierge à perpétuité, fait de la
mère du Seigneur un être éthéré, ayant des mérites qui lui appartiennent en propre;
elle conduit aussi à une conception idolâtre du célibat, lequel confèrerait une
sainteté supérieure permettant d'avoir accès à Dieu. D'où cette déclaration:
"Avec la Bienheureuse Mère qui a décidé se livrer entièrement à Dieu en
demeurant vierge, on trouve le commencement et l'inspiration de la virginité consacrée
dans l'Eglise" (voir note 9).
Pourquoi Marie est véritablement bienheureuse
La véritable Marie, la Marie biblique, est une
croyante que toutes les générations doivent appeler bénie entre les femmes; mais cela
ne la place pas au-dessus des autres femmes, et la bénédiction dont elle jouit n'est pas
identique à celle qui repose sur le Christ Jésus lui-même. Marie est bienheureuse parce
qu'elle a bénéficié d'une faveur divine toute particulière, Dieu l'ayant appelée à
être la mère du Seigneur. Il s'agit là d'un choix souverain de la part de Dieu, d'un
choix lié à l'appartenance de Marie à la lignée royale de la maison de David.
Marie a cru, et selon la Parole de Dieu la concernant,
elle a conçu le Christ Jésus, le Seigneur, et l'a mis au monde alors qu'elle était
vierge. Par la suite, obéissant à la Parole du Seigneur, dont les Evangiles sont le
témoignage infaillible, elle fut l'épouse de Joseph, avec lequel elle eut des enfants.
La vérité toute simple, c'est que comme tous les autres vrais chrétiens, Marie de
Bethléhem était une pécheresse sauvée par la foi dans la grâce de Dieu; elle ne
possédait pas, dès sa naissance, quelque justice inhérente à son être, ni une grâce
particulière qui l'aurait préservée de tout péché; elle n'a pas élevé la virginité
dans le mariage au-dessus des prescriptions divines de la Parole au sujet de la vie
conjugale. Ainsi elle est et demeure véritablement bénie entre toutes les femmes!
Deuxième parallèle
La Parole de Dieu nous montre que le Seigneur
Jésus-Christ a parfaitement achevé son uvre de rédemption. La grâce et le salut
se trouvent en Jésus seul: mais Rome fait jouer à la Marie catholique un rôle dans la
grâce et dans le salut.
Dans un paragraphe intitulé: "Elle est notre
Mère dans l'ordre de la grâce", l'Eglise catholique enseigne que: "... son
rôle par rapport à l'Eglise et à toute l'humanité va encore plus loin. Elle a apporté
à l'uvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille par son obéissance,
sa foi, son espérance, son ardente charité, pour que soit rendue aux âmes la vie
surnaturelle. C'est pourquoi elle est devenue pour nous, dans l'ordre de la grâce, notre
Mère" (Catéchisme, § 968).
La plénitude de la grâce et de la vérité, apanage
de Jésus-Christ seul
Dans Sa grâce et dans Son amour, Dieu nous sauve, mais
pas en nous donnant une mère: sa grâce et son amour salvateurs sont l'uvre
exclusive de Christ, notre grand Souverain Sacrificateur. La grâce est l'un des attributs
de Sa Personne. La Bible montre que cet attribut absolument unique est l'apanage de
Jésus-Christ seul. "La Parole... a habité parmi nous, pleine de grâce et de
vérité" (Jean 1:14). Tout ce qui a précédé Christ n'était qu'un type, une
représentation de Lui. Tout ce qui est venu après Lui ramène à Lui. L'Apôtre Jean
proclame que la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ, "et nous avons
tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce" (Jean 1:16).
C'est Sa grâce qui rend les vrais croyants acceptables
aux yeux du Dieu Très Saint. La volonté du Père est que toute la plénitude soit en
Lui, l'unique Sauveur. La grâce abondante demeure exclusivement en Celui qui est "la
Parole faite chair". Source de grâce pour tout Son peuple, Il possède en plénitude
le mérite et la justice. La joie du Père est en Jésus seul, en Lui le Sauveur, en qui
se trouve "la plénitude de celui qui remplit tout en tous" (Ephésiens 1:23).
Lui seul donne en abondance, à tous ceux qui Lui appartiennent, "grâce pour
grâce" (Jean 1:16). Affirmer que Marie est "notre Mère dans l'ordre de la
grâce", c'est faire affront à la personne et au ministère du Christ Jésus. Cela
revient à dire que la grâce de Christ, pour être efficace, doit passer par une mère.
Mais en elle-même, Marie ne possède pas la grâce. Elle ne peut donc en disposer pour la
dispenser à son gré.
Le Catholicisme exalte Marie en lui attribuant un rôle
salvateur
Cependant l'Eglise catholique ne cesse d'attribuer à
Marie un rôle dans l'économie de la grâce, et l'exalte même davantage encore en
déclarant:
"A partir du consentement qu'elle apporta par sa
foi au jour de l'Annonciation et qu'elle maintint dans sa fermeté sous la Croix, cette
maternité de Marie dans l'économie de la grâce se continue sans interruption jusqu'à
la consommation définitive de tous les élus. En effet, après son Assomption au ciel,
son rôle dans le salut ne s'interrompt pas: par son intercession répétée elle continue
de nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel... C'est pourquoi la
bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Eglise sous les titres d'advocate [avocate],
d'auxiliatrice [aide], de secourable, de médiatrice." (Catéchisme, § 969).
"...Comme le dit St. Irénée, 'par son
obéissance elle est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de
salut.'" (Catéchisme, § 494).
Cette prétendue maternité de Marie "dans
l'économie de la grâce", et son rôle salvateur supposé pour "nous obtenir
les dons qui assurent notre salut éternel" est un pur blasphème à l'égard de
Jésus-Christ. Lui seul est plein de grâce et de vérité. C'est aussi un affront envers
la véritable Marie telle que la Bible la présente.
La citation d'Irénée est blasphématoire aussi, car
il est absurde de prétendre que Marie "est devenue, pour elle-même et pour tout le
genre humain, cause de salut." C'est attribuer à la volonté de Marie une puissance
capable d'influencer Dieu; c'est lui accorder une efficacité permettant de sauver des
âmes, à commencer par la sienne. Cela revient aussi à mépriser l'amour de Dieu, cause
véritable du salut des âmes. La Bible enseigne que le salut des hommes est une
initiative divine, car "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle"
(Jean 3:16). La Bible nous apprend que Dieu est "miséricordieux et compatissant,
lent à la colère, riche en bonté et en fidélité" (Exode 34:6). Le Psaume 86, au
verset 15, dit aussi qu'Il est "un Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la
colère, riche en bonté et en fidélité". "L'Eternel est lent à la colère et
riche en bonté, il pardonne l'iniquité et la rébellion" (Nombres 14:18).
Diriger une âme vers Marie, dans l'espoir qu'elle
pourra influencer Dieu et obtenir qu'Il fasse miséricorde, c'est anéantir l'unique
espérance de cette âme, espérance qui est dans le Christ Jésus seul. C'est tenter
aussi de dérober la gloire et l'honneur qui apartiennent à Dieu seul, car de Lui seul
viennent l'espérance et le salut (Psaumes 42:5 et 61:2; Esaïe 45:22, et Michée 7:7).
Troisième parallèle
La Bible témoigne de l'ascension du Christ au ciel, en
tant que Roi des rois; l'Eglise catholique met en place un parallèle marial en proclamant
l'Assomption de Marie au ciel, et en faisant d'elle la Reine de toutes choses.
Voici l'enseignement officiel de Rome à ce sujet:
"Enfin la Vierge immaculée, préservée par Dieu
de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut
élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de
l'univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des
seigneurs, victorieux du péché et de la mort. L'Assomption de la Sainte Vierge est une
participation singulière à la résurrection de son Fils et une anticipation de la
résurrection des autres chrétiens:
'Dans ton enfantement tu as gardé ta virginité, dans
ta dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: tu as rejoint la source de la
Vie, toi qui conçus le Dieu vivant et qui, par tes prières, délivras nos âmes de la
mort.' [Liturgie byzantine, Tropaire de la Fête de la Dormition (15 aôut)]"
(Catéchisme, § 966).
Réponse biblique au troisième parallèle
La doctrine catholique de l'Assomption de Marie
proclame qu'elle a été enlevée corps et âme dans le ciel, sans mourir ou bien tout de
suite après sa mort. Cette doctrine est devenue article de foi en 1950. Selon Rome, c'est
un péché mortel que de ne pas croire ce dogme; mais c'est une doctrine absurde et
hérétique, car on n'en trouve pas la moindre trace dans la Bible, et il n'a même pas
existé de tradition à ce sujet dans l'Eglise primitive.
Les érudits catholiques le reconnaissent. Ludwig Ott
écrit: "L'idée d'une assomption corporelle de Marie est apparue pour la première
fois dans certains récits de sa mort rédigés au cinquième et au sixième siècles.
Quoique apocryphes, ils témoignent de la foi de la génération au cours de laquelle ils
furent rédigés, en dépit de leur aspect légendaire. Dans l'Eglise, le premier auteur
à faire état de l'ascension corporelle de Marie fut St. Grégoire de Tours, en
594." (Voir note 10).
En proclamant l'Assomption de Marie, l'Eglise romaine
adopte et propage des écrits hérétiques qui avaient fait l'objet d'une condamnation
officielle par l'Eglise primitive.
Non seulement l'Eglise catholique a fait de
l'Assomption de Marie une de ses doctrines officielles, mais encore elle proclame
qu'après avoir été enlevée au ciel, Marie est devenue "Reine de l'Univers".
Pour le catholique, une prière des plus courantes est le "Salve Regina":
"Salut, reine et mère de miséricorde, notre vie, notre tendresse, notre espérance,
salut. Enfants d'Eve, chassés du paradis, vers vous nous lançons notre appel et notre
plainte, gémissant et pleurant sur cette terre d'épreuves. O vous, notre avocate,
tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et Jésus, le fruit béni de vos
entrailles, après notre exil, montrez-le nous. O clémente, bienveillante, douce Vierge
Marie." Dans cette prière, le catholique offre à la Reine du ciel sa vie et son
espérance (voir note 11).
Dans les litanies officielles de la Vierge catholique,
Marie est appelée "Reine des anges, Reine des Patriarches, Reine des Prophètes,
Reine des Apôtres, Reine des Martyrs, Reine des Confesseurs, Reine des Vierges, Reine de
tous les Saints, Reine conçue sans péché, Reine élevée au ciel, Reine du Très saint
Rosaire, Reine de la Paix" (voir note 12).
Ces pratiques sont semblables à celles des Israélites
pervertis, dénoncés par le prophète Jérémie dans l'Ancien Testament: "les
enfants ramassent du bois, les pères allument le feu, et les femmes pétrissent la pâte,
pour préparer des gâteaux à la Reine du ciel, et pour faire des libations à d'autres
dieux, afin de m'irriter" (Jérémie 7: 18). Elles rappellent également les
pratiques des Phéniciens de l'Antiquité, qui appelaient la lune Ashtoreth ou Astarté,
épouse de Baal, et Reine du ciel. De même, les Babyloniens rendaient un culte à la
"Reine du ciel" sous le nom de Mylitta.
On trouve dans les chapitres 4 et 5 de l'Apocalypse une
description détaillée du ciel. Dieu siège sur le trône, entouré de vingt-quatre
anciens et de quatre êtres vivants. Des milliers d'anges se tiennent autour du trône,
chantant les louanges de Dieu. Il n'y a pas de Reine du ciel: ce serait une abomination
aux yeux du Seigneur. Le Seigneur est seul à recevoir la gloire. "Tournez-vous vers
moi, et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre! Car je suis
Dieu, et il n'y en a point d'autre" (Esaïe 45:22). Ceux qui prônent le culte de la
Reine du ciel boiront un jour "du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans
la coupe de sa colère" (Apocalypse 14:10).
Quatrième parallèle
Aux doctrines que nous venons d'évoquer, l'Eglise de
Rome en ajoute une autre: celle de Marie médiatrice, mettant ainsi Marie sur le même
plan que Christ. C'est Lui qui est l'unique médiateur entre Dieu et les hommes. Le
Vatican enseigne: "C'est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Eglise
sous les titres d'advocate, d'auxiliatrice, de secourable, de médiatrice."
(Catéchisme, § 969).
Cette fausse doctrine est décrite de manière plus
détaillée dans les documents de Vatican II:
"Nous n'avons qu'un Médiateur, selon la parole de
l'Apôtre: 'Il n'y a qu'un Dieu et qu'un Médiateur entre Dieu et les hommes,
l'homme-Christ Jésus, qui s'est lui-même donné pour tous comme rançon.' Le rôle
maternel de Marie envers les hommes ne voile ou ne diminue en aucune manière cette
médiation unique du Christ, mais elle en montre l'efficacité. En effet, toute l'action
de la bienheureuse Vierge sur les hommes dans l'ordre du salut ne provient pas d'une
quelconque nécessité: elle naît du bon plaisir de Dieu" ("Lumen Gentium"
§ 60: voir note 13).
"Aussi la bienheureuse Vierge est-elle invoquée
dans l'Eglise sous les titres d'Avocate, d'Auxiliatrice, d'Aide et de Médiatrice. Tout
cela doit pourtant s'entendre de manière qu'on n'enlève ni n'ajoute rien à la dignité
et à l'action du Christ, seul Médiateur. ("Lumen Gentium", § 62: voir note
14).
Réponse biblique au quatrième parallèle
L'Eglise de Rome utilise, pour parler du rôle
médiateur de Marie, le terme féminin de "médiatrice". La médiation entre
Dieu et les hommes est une question absolument capitale, car c'est uniquement par
l'Homme-Dieu véritable, le Christ Jésus, qu'un individu peut entrer en relation avec le
Dieu Très Saint. Le Seigneur Lui-même dit: "Je suis le chemin, la vérité et la
vie. Nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14:6). Le Père est Dieu. Son Fils
Jésus est le seul chemin vers le Père. L'Apôtre Paul le dit aussi: "Il y a un seul
Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s'est
donné lui-même en rançon pour tous" (1 Timothée 2:5). Le Père céleste a envoyé
Son Fils unique pour que les pécheurs viennent à Lui directement au travers de
"Jésus-Christ homme".
Le document conciliaire ci-dessus explique que cela
n'empêche en rien Marie de jouer un rôle de médiatrice: voilà un faux-fuyant romain
typique. On présente deux médiateurs, tout en affirmant que le rôle de Marie "ne
voile ou ne diminue en aucune manière cette médiation unique du Christ".
Mais non! Cet enseignement de Rome est nettement
contraire à la vérité biblique. D'autre part, les pratiques réelles des Catholiques
(pratiques qui s'appuient sur les textes officiels et sur le Catéchisme) prouvent que
cette affirmation est un mensonge tenace. Le Catholique qui voit en Marie une médiatrice
est empêché de mettre sa foi en Christ Jésus seul. Or Jésus est le seul chemin vers le
Père. Le Christ Jésus Homme est le seul Médiateur qui soit au ciel. "Crois au
Seigneur Jésus, et tu seras sauvé" (Actes 16:31). Voilà un fait irréfutable.
Pourtant, depuis des siècles, et aujourd'hui encore, le Vatican nie officiellement cette
vérité en proclamant que Marie est médiatrice, et Reine du ciel.
Les apparitions de "Marie"
Dans le monde entier, des apparitions disent s'appeler
"Marie", et donnent des messages cautionnant les enseignements officiels du
Vatican. Voilà les conséquences pratiques de ces doctrines au sujet d'une médiatrice
qui serait également "Reine du ciel". Parfois les apparitions présentent Marie
comme "co-médiatrice" avec le Christ lui-même, ou encore comme grande
prêtresse à ses côtés, agissant en faveur des croyants. Souvent l'apparition dit être
la "Reine du ciel".
Ces apparitions prêchent toujours le même message. La
mieux connue d'entre elles s'est produite à Fatima, au Portugal. La Marie qui y est
apparue en 1917 a demandé aux enfants de cet endroit de faire de plus grands sacrifices,
car, disait-elle, "beaucoup d'âmes vont en enfer parce que personne ne fait de
sacrifices ni ne prie pour ces âmes" (voir note 15).
Voilà une demande qui contredit totalement le message
de la Parole de Dieu: la Bible dit nettement que le sacrifice de Christ sur la Croix est
le premier, le dernier, et le seul sacrifice méritoire en vue de la rémission des
péchés. Ces visions de Marie à Fatima contredisent donc ouvertement le message de la
Croix et en nient l'efficacité. Il en va de même pour les apparitions mariales à
Medjugorije en Bosnie -Herzégovine, à Denver au Colorado, à Phoenix en Arizona, à
Conyers en Géorgie (USA), et ailleurs dans le monde.
La Parole de Dieu dit que sur la Croix, Christ a
présenté son offrande parfaite, pleinement suffisante. "Ayant opéré par lui-même
la purification de nos péchés, il s'est assis à la droite de la majesté divine dans
les lieux très hauts..." (Hébreux 1:3, traduction Ostervald). Le message du
Saint-Esprit est limpide: "Mais lui, ayant offert un seul sacrifice pour les
péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu... Car, par une seule oblation
[offrande] il a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés" (Hébreux
10:12 et 14, trad. Ostervald).
Ces apparitions de Marie méprisent la sainteté et la
puissance de l'uvre de Jésus sur la Croix. Elles occultent l'efficacité de la
Croix. Elles mentent au sujet de leur propre identité (en se faisant passer pour Marie),
et au sujet de leur origine (en prétendant venir du ciel). Avec toute l'autorité dont il
était investi, l'Apôtre Paul s'est exprimé sur ces questions: "Et cela n'est pas
étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière" (2 Corinthiens
11:14).
Dans les ouvrages de Timothy Kauffman (voir note 16),
on trouvera des analyses détaillées des messages émanant de ces apparitions, les
preuves de leur origine démoniaque et de leurs liens avec la papauté. Un examen sérieux
de ces faits montre que l'Eglise catholique a fait alliance avec des démons qui poussent
les hommes à se confier en leur propre justice, à offrir leurs propres souffrances en
vue d'une "réparation", et à invoquer docilement une
"co-médiatrice", une grande prêtresse qui voudrait s'élever aussi haut que le
trône de Dieu.
Cinquième parallèle
C'est le Saint-Esprit qui vient au secours du Chrétien
et qui est son avocat. Cependant le Vatican enseigne que ce rôle est également dévolu
à Marie. L'enseignement catholique officiel déclare: "C'est pourquoi la
bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Eglise sous les titres d'advocate,
d'auxiliatrice, de secourable..." (Catéchisme, § 969).
C'est une chose très grave que d'accorder ces titres
à un autre qu'au Saint-Esprit. La Bible nous dit en effet que c'est Lui qui est notre
Consolateur, lui qui vient à notre secours, prenant la place du Seigneur sur la terre
auprès des Chrétiens, et demeurant aussi en eux. Il demeure pour toujours avec les
Chrétiens (voir Jean 14:16). Il leur rappelle les paroles de Christ (voir Jean 14:26). Il
témoigne non de Lui-même, mais de Christ (voir Jean 15:26). Il conduit le Chrétien dans
toute la vérité (voir Jean 16:13). Le Saint-Esprit est véritablement notre avocat,
celui qui nous aide, notre Consolateur, et il est l'Esprit de vérité.
Enseigner que ces rôles appartiennent aussi à Marie,
et que celle-ci assume également le rôle de médiateur (qui appartient exclusivement à
Christ), c'est blasphémer contre les Personnes divines du Seigneur Jésus-Christ et du
Saint-Esprit. C'est grave, ce n'est pas autre chose que de l'hérésie.
La connaissance du chemin du salut devient possible là
où la Parole du Seigneur est annoncée, lorsque le pécheur reconnaît clairement son
besoin urgent d'être réconcilié avec Dieu. Cette Parole convainc l'individu par le
ministère du Saint-Esprit, et jamais par le ministère de quelque substitut féminin. Le
Saint-Esprit ne se sert que de la Parole de vérité; Lui seul peut appliquer efficacement
cette Parole.
Dans son allocution de Fatima (Portugal) le 13 mai
2000, le Pape Jean-Paul II a énoncé la doctrine romaine selon laquelle Marie conduit les
âmes à Dieu, prenant ainsi sur elle le rôle du Saint-Esprit:
"Selon le dessein divin, 'une femme vêtue de
soleil' (Ap 12, 1), est venue du Ciel sur cette terre, à la recherche des tout-petits
préférés du Père. Elle leur parle avec une voix et un cur de mère: elle les
invite à s'offrir comme victimes de réparation, se disant prête à les conduire, de
façon sûre, jusqu'à Dieu. Et voilà que ces derniers voient sortir de ses mains
maternelles une lumière qui pénètre en eux, si bien qu'ils se sentent plongés en
Dieu..." (qaractères gras ajoutés. Voir note 17)
Ces propos pleins de conviction reflètent, de la part
du Pape, un fanatisme marial à caractère mystique. Docteur suprême de l'Eglise
catholique, il cite la Parole de Dieu pour attribuer abusivement à une simple créature
humaine le ministère du Saint-Esprit, qui est de conduire les âmes à Dieu. Si elle
savait cela, la véritable Marie de Bethlehem serait absolument horrifiée. Les paroles
séductrices du Pape rappellent une prière catholique célèbre, le "Memorare":
"Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire
qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance et
réclamé votre secours, ait été abandonné. Animé d'une pareille confiance, ô Vierge
des vierges, ô ma Mère, j'accours vers vous, et gémissant sous le poids de mes
péchés, je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes
prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen" (voir note
18).
Cette prière laisse entendre que même si Dieu ne nous
exauce pas, la "Très miséricordieuse Vierge Marie" ne manquera jamais de le
faire. C'est le comble de l'idolâtrie. En tout temps l'homme a été assailli par le
péché de polythéisme (culte rendu à plusieurs dieux), mais le commandement du Seigneur
Dieu demeure à tout jamais: "Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face"
(Exode 20:3).
Sixième parallèle
L'attribut qui sépare Dieu de tout autre être
Avec le Père et le Saint-Esprit, le Christ Jésus est
Dieu: Dieu seul est absolument saint. Le Catholicisme tente de faire de Marie aussi
"la Toute Sainte". Faire de Marie notre "Avocate, auxiliatrice, et
médiatrice", c'est blasphémer, car c'est attribuer à un être humain des rôles
qui appartiennent à Dieu seul. L'enseignement officiel de Rome va encore plus loin dans
l'insulte à Dieu en accordant à Marie le titre de "Toute Sainte", et en la
déclarant source de sainteté. Une telle doctrine revient à dépouiller Dieu de ce qui
fait l'essence même de sa gloire divine.
"En demandant à Marie de prier pour nous, nous
nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la 'Mère de la
miséricorde', à la Toute Sainte" (Catéchisme, § 2677).
"De l'Eglise, il [le Catholique] apprend l'exemple
de la sainteté; il en reconnaît la figure et la source dans la Toute Sainte Vierge
Marie" (Catéchisme, § 2030).
La Bible enseigne clairement que Dieu seul est infini,
éternel, immuable dans son être, qu'Il possède la sagesse, la puissance, la sainteté,
la justice, la bonté et la vérité. Lui seul est le Très Saint. Sa sainteté est
l'attribut qui englobe tous ses autres attributs, si bien que sa droiture est sainte, sa
vérité est sainte, et sa justice est sainte. Il est ce qu'est chacun de Ses attributs;
et Son attribut suprême, la sainteté, le sépare de tous les autres êtres. Il est le
Tout Autre.
La raison pour laquelle nous devons être justifiés
devant le Dieu Très Saint, c'est que l'Ecriture dit: "Nul n'est saint comme
l'Eternel; il n'y a point d'autre que toi; il n'y a point de rocher comme notre Dieu"
(1 Samuel 2:2). La Parole de Dieu proclame aussi: "Seigneur, qui ne craindrait et ne
glorifierait ton nom? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront et se
prosterneront devant toi" (Apocalypse 15:4). Combien elles sont solennelles, aussi,
ces paroles du prophète: "Saint, saint, saint est l'Eternel des armées! Toute la
terre est pleine de sa gloire! (Esaïe 6:3). Tenter de qualifier une créature de
"Toute Sainte", c'est un blasphème caractérisé, un acte suprêmement
idolâtre.
Conclusion
Non seulement la Bible nous montre qui est Dieu, mais
encore elle affirme que la gloire lui appartient exclusivement. Elle nous enseigne aussi
sur la personne du Seigneur Jésus-Christ: toutes les autres personnes sont exclues des
rôles qui appartiennent en propre à Jésus. L'Ecriture parle aussi de la personne et de
l'uvre du Saint-Esprit: nul autre n'a de part dans le rôle particulier qui est le
sien.
Ces vérités bibliques excluent donc tout enseignement
catholique faisant de Marie "la Toute Sainte", "l'Immaculée
Conception", "notre Mère dans l'ordre de la grâce", la "Reine du
ciel", la "Médiatrice", "l'Advocate", ou "l'Auxiliatrice
céleste".
"Je suis l'Eternel, c'est là mon nom, dit le
Seigneur, et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles"
(Esaïe 42:8).
La fausse Marie du Catholicisme ne peut pas être mise
en parallèle avec le Christ Jésus ou avec le Saint-Esprit, car elle est une abomination
devant Dieu et Sa Parole. En revanche, on peut établir des parallèles très
révélateurs entre cette Marie et les déesses païennes. Tout comme la Marie romaine,
certaines déesses païennes n'ont nul besoin d'être sauvées, étant elles-mêmes source
de salut. Souvent ces déesses n'ont pas d'enfants humains, et on les pare du titre de
"Reine du ciel". On les invoque au moyen d'objets divers et de formules
rituelles, pour produire des phénomènes surnaturels. On organise tout un culte autour de
ces déesses immortelles. Le culte catholique rendu à "Marie toujours vierge, Reine
du ciel", mène à l'occultisme. Il n'est pas étonnant de retrouver cette fausse
Marie dans l'occultisme.
La "Vierge Marie" fait partie des déesses
mentionnées sur des sites Internet tels que "Spiral Goddess Grove" [Bosquet de
la Déesse de la Spirale], "The White Moon" [La Lune Blanche], et "Goddess
2000" [Déesse 2000]. Les occultistes voient en Marie leur "divinité
féminine", et disent que depuis bien des siècles, beaucoup assimilent Marie à
leurs déesses antiques (voir note 19).
La Bible nous avertit que "Satan lui-même se
déguise en ange de lumière" (2 Corinthiens 11-14): il est consternant de voir
comment le prince des ténèbres a déformé l'image de cette merveilleuse chrétienne,
Marie, au point de la faire passer pour une déesse. Le jugement de Dieu atteindra tous
ceux qui pratiquent et propagent cette doctrine pernicieuse. Le Seigneur Jésus-Christ
Lui-même déclare: "Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au
Fils, afin que tous honorent le Fils... Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce
qu'il est le Fils de l'homme" (Jean 5:22,27). Jésus-Christ a reçu toute autorité
et toute puissance pour juger et pour corriger: Il règne en tant que Roi des rois et
Seigneur des seigneurs. Lui-même déclare: "Tout pouvoir m'a été donné dans le
ciel et sur la terre" (Matthieu 28:18). Il sera fidèle à Sa Parole, lui qui dit:
"A moi la vengeance, à moi la rétribution, et encore: le Seigneur jugera son
peuple" (Hébreux 10:30).
Tournez-vous donc vers Lui, par la foi seule, afin
d'obtenir le salut; lui seul le donne, sur la base de Sa mort et de Sa résurrection, en
accordant une conviction par Son Saint-Esprit. Placez votre confiance en lui seul,
"pour célébrer la gloire de sa grâce" (Ephésiens 1:6).
Le Pape a manifesté ouvertement sa position. Même
sincères, agissant par ignorance ou non, les Catholiques qui exaltent Marie et restent
attachés au Pape méprisent la splendeur du Christ, et le caractère unique, exclusif de
Son Evangile. La Parole de Dieu montre clairement le choix devant lequel tous les
Catholiques sont placés: "Gardez-vous de refuser d'entendre celui qui parle; car si
ceux qui refusèrent d'entendre celui qui publiait des oracles sur la terre n'ont pas
échappé, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du
haut des cieux" (Hébreux 12:25).
Quand Dieu parle aux hommes dans l'Ecriture, ceux qui
se bouchent les oreilles se rendent coupables, et leur châtiment sera redoutable. Dans Sa
justice, Dieu attend des hommes qu'ils prêtent une vive attention à l'Evangile; et
celui-ci exige que nous mettions notre foi en Christ Jésus le Seigneur, car Lui seul est
plein de grâce et de vérité. Cessons de présumer de la grâce divine, cessons de
croire que Dieu est si bon qu'il n'y a pas de châtiment pour les idolâtres; au
contraire, il faut prier instamment pour recevoir la véritable grâce, assortie de la
sainteté! Il y va de la gloire de Dieu, de Son Evangile, et de ses promesses! "C'est
pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à
Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est
aussi un feu dévorant" (Hébreux 12:28-29).
Richard Bennett
Notes
1. Catéchisme de l'Eglise Catholique,
Paragraphe 2677, Editions Centurion / Cerf / Fleurus / Mame / Librairie Editrice Vaticane,
Paris 1998. Toutes les autres citations du Catéchisme sont extraites de ce même ouvrage.
2. Voir la liste des fêtes mariales ci-dessous, à la fin des notes
3. "Le point culminant du Jubilé des Evêques fut la Messe concélébrée par le
Pape et les Evêques sur la Place St. Pierre au matin du dimanche 8 octobre. Des dizaines
de milliers de fidèles étaient rassemblés pour la sainte liturgie, qui s'est terminée
par l'acte de consécration à Marie la Toute Sainte." L'Osservatore Romano, extrait
de l'édition hebdomadaire en anglais du 11 octobre 2000.
4. www.oloswestriver.org/mary_koran.htm 20/03/03
5. http://members.aol.com/bjw1106/marian1b.htm 20/03/03
6. www.apparitions.org/ 20/03/03
7. www.medjugorje.org/ 20/03/03
8. Somme Théologique, Troisième Partie, q 28 article 4 Reply to Objection
www.newadvent.org/summa/402804.htm
9. www.miraclerosarymission.org/960821.htm 20/03/03
10. Ludwig Ott, Fundamentals of Catholic Dogma (Fondements des dogmes catholiques)
Rockford: Tan, 1974, pp. 209-210.
11.
http://www.portstnicolas.org/article.php3?id_article=679&var_recherche=%22Salve+Regina%22
12. http://www.mission-theresienne.org/fr/Prieres/priere_litanies_vierge_marie.asp
13.
http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_fr.html
14.
http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_fr.html
15.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/travels/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000513_beatification-fatima_fr.html
16. Ces deux ouvrages de Timothy Kauffman, "Quite Contrary", et "Graven
Bread" sont édités en anglais par White Horse Publications, CWRC, PO Box 325,
Herndon VA 20172-0325, USA.
17.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/travels/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000513_beatification-fatima_fr.html
Voir aussi, sur le site Internet www.bereanbeacon.org/ un article de R. Bennett (en
anglais): "Fatima: John Paul II, Roman Catholic Church Contradict Gospel: Where do
Evangelical ECT Signatories now stand?" (A Fatima, Jean-Paul II et l'Eglise
catholique s'opposent à l'Evangile: Qu'en est-il à présent des signataires
évangéliques du document "Evangelicals and Catholics Together"?)
18. http://www.serviam.net/mariepri/memorare.html
19. www.goddess2000.org/Mary.html
www.thewhitemoon.com/mary/main.html www.spiralgoddess.com/Mary.html
Liste de quelques fêtes mariales:
1er janvier: Sainte Marie, Mère de Dieu
21 janvier: Notre Dame d'Altagrace
23 janvier: Mariage de la Vierge Marie
24 janvier: Madonna del Pianto [Notre Dame des Pleurs]
2 février: Fête de la Présentation de l'Enfant Jésus au Temple
11 février: Notre Dame de Lourdes
25 mars: Fête de l'Annonciation
25 avril: à Genazzano: Notre Dame du Bon Conseil
13 mai: Notre Dame de Fatima, et Notre Dame du Très Saint Sacrement
24 mai: Marie Auxiliatrice
31 mai: Marie, Médiatrice de Toute Grâce, et Fête de la Visitation
9 juin: Marie, Vierge Mère de la Grâce
27 juin: Notre Dame du Perpétuel Secours
2 juillet: Visitation de Marie à Ste. Elisabeth
17 juillet: Notre Dame du Mont Carmel et Humilité de la Bienheureuse Vierge Marie
2 août: Notre Dame des Anges
5 août: Notre Dame des Neiges
5 août: Notre Dame de Copacabana
13 août: Notre Dame, Refuge des Pécheurs
15 août: Assomption de la Vierge Marie
21 août: Notre Dame de Knock (Irlande)
22 août: Fête du Cur Immaculé de Marie et Marie, Reine
31 août: Sainte Vierge Marie Médiatrice
8 septembre: Nativité de la Vierge Marie et Notre Dame de la Charité
12 septembre: Fête du Nom Très Saint de Marie
15 septembre: Notre Dame des Sept Douleurs
24 septembre: Notre Dame de la Merci et Notre Dame de Walsingham (Angleterre)
1er octobre: La Sainte Protection de la Mère de Dieu
7 octobre: Notre Dame du Cap, Reine du Très Saint Rosaire
11 octobre: Maternité de la Sainte Vierge
16 octobre: Pureté de la Bienheureuse Vierge Marie
21 novembre: Présentation de la Vierge Marie au Temple
8 décembre: L'Immaculée Conception de Marie
12 décembre: Notre Dame de la Guadaloupe.
Les fêtes mariales mobiles sont:
Notre Dame, Reine des Apôtres (le samedi qui suit l'Ascension)
Notre Dame, Santé des Malades (le samedi qui précède le dernier dimanche d'août)
Notre Dame de Consolation (le samedi qui suit la Fête de St. Augustin, le 28 août)
Marie, Mère de la Providence Divine, le samedi qui précède le 3e dimanche de Novembre.
Pour une liste plus détaillée des fêtes
mariales consulter l'adresse Internet suivante:
http://users.skynet.be/houlotte/chapelle/fetes.htm |